Pourquoi mémo est né ?
Il existe des lieux dont on se souvient sans vraiment savoir pourquoi.
Ce n’est pas toujours une grande maison.
Ni un espace spectaculaire.
Parfois, ce n’est qu’une cuisine traversée par la lumière du matin.
Une table marquée par le temps.
Une fenêtre ouverte sur un jardin devenu plus grand dans nos souvenirs.
Les lieux gardent des traces.
Ils conservent les gestes répétés.
Les habitudes silencieuses.
Les objets déplacés puis oubliés.
Les histoires qui finissent par s’imprimer dans les murs.
Pendant longtemps, j’ai regardé l’architecture comme une discipline du dessin, de la matière et de la construction.
Puis j’ai commencé à la regarder autrement.
J’ai observé ce qui reste.
Une poignée polie par les années.
Un parquet usé au même endroit.
Une chaise qu’on ne remplace jamais.
Une lumière qui revient chaque hiver au même endroit.
J’ai compris que l’architecture n’était pas seulement une question de formes.
Elle était aussi une question de mémoire.
mémo est né de cette idée.
Créer des espaces qui ont du sens.
Des lieux pensés pour durer.
Pour accompagner les usages.
Pour accueillir les traces de ceux qui les habitent.
Ici, il sera question de lumière.
De matières.
De lieux.
De détails parfois invisibles.
Il sera question de maisons, de projets, de carnets, d’objets conservés sans raison apparente.
Et de tout ce qui reste lorsque le temps passe.
Bienvenue dans le Carnet mémo.
